Dans les Alpes…

Après notre journée de repos imposée (il a plu toute la journée du vendredi : ambiance grotte dans le cam’s qui manque décidément de fenêtres…) nous repartons le samedi pour la via de Saint Pierre d’Entremont. Entre la marche d’approche, la via et le retour, nous mettrons plus de trois heures pour tout faire. Les vias des Alpes sont différentes de celles que nous avons parcourues jusqu’ici : elles sont beaucoup plus aériennes, surtout celle-ci comme vous pourrez le constater sur les photos :

Le midi nous mangeons dans un petit bar qui sert d’excellentes tartines, puis nous prenons la route de Lyon…

Il y a deux ans et demi, nous faisions escale au Cap-Vert et rencontrions Maud et Loïc, l’équipage de Quo Vadis. Inséparables pendant un mois, nos sillages s’étaient ensuite séparés à regret : nous nous décidions pour une seconde année et filions au Sénégal, tandis qu’ils traversaient l’Atlantique, écumaient les Antilles et y finissaient leur voyage en vendant leur bateau. Aujourd’hui installés dans une jolie maison près de Lyon, avec un petit mousse tout neuf, nous les retrouvons comme si nous nous étions quittés la veille : le courant repasse tout de suite et une semaine s’écoulera comme par magie, entre balades à Lyon, jeux de sociétés et soirée entre amis… Les jours passent si vite que nous ne penserons pas même à prendre une seule photo de chez eux !

Lyon, ruelles et traboules :

Musée des miniatures et du cinéma (on vous le recommande) :

Musée Confluences :

La bougeotte et le temps finiront tout de même par nous rattraper. Direction les Hautes Alpes, à Saint Jean d’Aulps. Le samedi matin nous grimpons sur la tête de l’éléphant :

Et comme il faut rattraper le rythme, un peu perdu la semaine dernière, l’après-midi même nous parcourons la grotte de cristal, l’une des trois via de Bellevaux :

Le soir on se trouve un chouette bivouac près d’un torrent. Bain glacé assuré !

Et le lendemain… on sort les deux autres vias !

Pour les deux prochains soirs, nous allons quitter un peu le cam’s : j’ai offert à la miss une box  » nuit insolites « , elle y a choisi des cabanes sur les hauteurs de Saxel. C’est très joli :

Très rustique, non ? Encore moins de confort que dans le cam’s, et il faut y monter tout ce dont nous avons besoin ! Mais une vue splendide, un calme total, avec même la visite le soir d’une renarde plus ou moins apprivoisée. Et, luxe suprême, il y a un chiotte dans un cabanon au dehors !

Le lundi, nous terminons notre escale alpine avec une superbe rando sur le plateau de Solaison :

Dernière nuit dans la cabane, puis on redescend notre barda et roule ma poule. Direction Montluçon, plus précisément le village de Hérisson où nous passons une nuit dans un camping histoire d’y prendre une douche… Aujourd’hui nous sommes posés près de Poitiers, où nous terminerons nos vacances au Futuroscope. Le prochain post, on vous l’enverra depuis chez nous ! Nous avons encore une semaine pour nous y préparer, puis nous reprendrons tout les deux le boulot le quatre septembre…

À suivre !

De Causses en Chartreuse

Après le départ de Jéjé, nous ne sommes pas restés longtemps dans la région des causses. Mercredi Olivier m’emmène faire de la spéléo dans l’aven Lacas, un grand réseau souterrain découvert il y a quelques années. Sept kilomètres ont été explorés à ce jour et nous en parcourrons trois, la plupart en suivant un collecteur (une rivière souterraine) situé deux cent mètres sous terre. Je n’avais pas fait de spéléo depuis des années, je retrouve avec plaisir cette activité si particulière.

Une dernière soirée chez Olivier, puis une dernière nuit dans notre désormais habituel  » carrefour du lièvre « , puis nous prenons la route de Mende. Nous arrivons en fin de journée dans le  » village mort  » de la Chaumette, sur le causse de Mende. Nuit paisible dans cet endroit tranquille, et le vendredi nous faisons la via ferrata proche :

L’après-midi, direction Villefort, dans le nord des Cevennes. Nous grimpons sur les hauteur et nous installons pour la nuit sur le parking de Chassezac. Il s’agit d’un canyon très beau mais très fréquenté, le parking est blindé en journée… Le lendemain, pour éviter les groupes dans le canyon nous nous levons à six heures du mat’, et sommes dans le canyon un peu avant huit heures.

Nous nous reposons le lendemain, avant de redescendre vers Villefort. Notre objectif est la via qui surplombe le lac, que nous parcourons lundi. Une via très ludique, avec pas mal de passerelle allant d’un coté à l’autre d’une petite gorge. Et un environnement très particulier, vu que nous évoluons juste au dessus du lac.

Nous sommes si bien là que nous y restons une nouvelle nuit, ce dont je profite pour aller faire la via en nocturne. Le lendemain, nous sortons le kayak pour une petite balade sur le lac.

Mais il est temps de commencer notre remontée vers Grenoble. Le mercredi, canyon des gorges de la Borne. Un canyon très facile et très ludique : toutes les cascades se sautent, au point que la corde n’est pas utile (on en avait une au cas où, mais elle est restée dans le sac).

Jeudi, via ferrata à Thueyts. Peu intéressante, et très courte, mais le décor vaut le détour :

Le vendredi, nous arrivons à Saint Anthonin l’abbaye où un autre Olivier nous rejoindra le soir. Olivier, dit  » le chef  » (parce que c’est l’chef), et Nolwenn sont un couple d’amis habitant Grenoble. On se connaît depuis un bail grâce… au forum  » trafic aménagé  » dont Olivier est le créateur et l’admin (c’est pour ça que c’est l’chef).

On se retrouve ici pour une fête médiévale fort sympathique dont vous n’aurez que ces trois pauvres photos vu que j’ai oublié de récupérer celles d’Oliver et Nolwenn !

Le dimanche nous filons à Grenoble passer la soirée chez Olivier et Nolwenn. Le lendemain, je profite des outils du chef pour remplacer la batterie auxiliaire du cam’s, qui a lâchée… C’était l’ancienne batterie moteur, que j’avais remplacée cet hiver vu qu’elle semblait fatiguée. Avec les fortes chaleurs de ces derniers jours, notre glacière l’a achevée !

J’en profite aussi pour réparer la seconde prise douze volt de la cabine, qui n’a jamais fonctionnée avec nous. Je commence à peine à démonter le tableau de bord, quand le chef se penche dessus et me demande si j’ai pensé à essayer de virer la pièce coincée au fond de la prise ?

Gné ? Qué pièce ?

À ma décharge, cette pièce est un jeton de karcher ressemblant VRAIMENT à un élément d’origine. J’avais juste pas fait gaffe qu’il y avait des choses écrites dessus… Une fois enlevée, la prise fonctionne très bien, merci pour elle !

J’ai donc l’air con, mais cela m’évite un démontage. Nous avons donc l’après midi devant nous, et comme il va pleuvoir demain nous profitons du soleil pour aller faire la via de Grenoble. Il s’agit d’une via qui a la particularité d’être urbaine, elle grimpe sur l’ancienne bastille. Plutôt physique, avec un départ très patiné, nous n’en garderons pas un souvenir ineffable même si son environnement très particulier valait là aussi le détour.

Le soir nous montons sur les hauteurs de Grenoble trouver un coin pour la nuit. Dans la région c’est plus difficile : les endroits plats sont rares et les chemins bien souvent interdits à tout véhicule. Pour le dire clairement, les camping-cars ici ne sont les bienvenus que dans les campings… Nous trouvons tout de même un petit espace au bord d’une route peu fréquentée, pas très glamour mais tant pis.

Nous passons une mauvaise fin de nuit sous un gros orage de montagne : éclairs, tonnerre, pluie à seaux et un vent faisant osciller notre fourgon sur ses amortisseurs. Pas de risque (on est protégé de la foudre par les pneus qui nous isolent du sol, il n’y a pas de gros arbres près de nous et avant de retourner un fourgon, il faudrait un vent autrement plus puissant) mais impressionnant quand même !

Grosse grasse mat’, puis nous redescendons tranquillement l’après-midi à Grenoble pour une séance de cinéma. Ensuite direction Saint Hilaire du Touvet où nous passons une nuit en camping (vu la météo, une douche chaude c’est sympa). Le lendemain, via ferrata, la onzième mais l’appareil est tombé en panne avant que nous puissions faire la traditionnelle photo finish !

Le soir on se trouve un joli bivouac dans la vallée de Chartreuse, au bord d’un ruisseau.

Nous arrivons à jeudi. Le temps s’est bien découvert et nous allons faire un petite balade autour de saint Hugues de Chartreuse, avant de partir grimper dans le cirque de Même. Un endroit magnifique, avec une splendide série de cascades.

Le météo pour vendredi n’étant pas bonne, nous allons nous installer dans un petit camping pour deux jours. Et c’est de la que je vous écris ce post, sous la flotte et avec… le chauffage en route, et oui, après la canicule, on se choppe une météo automnale ! Mais cela s’améliore dès cette nuit, donc on grogne un peu mais on fait avec.

Demain via ferrata, puis on file du coté de Lyon…

À suivre !

Le rythme se maintien.

Nous en étions resté à saint Marcellin et son village troglodyte. Nous avons donc ensuite laissé passer la journée dans ce cadre splendide, avant de reprendre notre route le samedi. Un passage par Laissac le temps d’aller au supermarché et de refaire du gasoil, l’occasion de rencontrer deux bidochons qui nous font perdre une bonne demi-heure : leur bagnole est garée dans la station, tout simplement, et la vieille est partie faire quelques courses ! Et comme un camion de livraison nous coince, nous sommes obligés d’attendre son retour ! Le fils est bien dans la bagnole, mais il est inutile d’espérer en tirer quoi que ce soit… La veille revient quand le camion s’en va, excédé je fais une manœuvre pour me positionner en marche arrière de l’autre coté de la pompe, et j’ai eu le temps de finir mon plein avant même qu’ils ne commencent le leur !

Notre route nous fait ensuite passer par le village de Laguiole, célèbre pour ses couteaux… dont nous n’avons pas eu idée de prendre une seule photo :

Le soir nous campons au parking de la via, un beau bivouac bien retiré et tranquille.

Le dimanche, direction la via. Ambiance différente, plus végétale. La via nous fait descendre près d’une cascade, passe près de la Truyère (sans y descendre, malheureusement), et nous remontons ensuite par une série de devers entrecoupés de zones plus faciles.

Après avoir laissé passer la journée tranquillement, le soir je repars avec Jéjé dans la via : en nocturne c’est sympa aussi !

Un peu plus à l’est le lendemain, la via de Malzieu.

Ayant repris contact avec une vieille connaissance du nom d’Olivier, celui-ci nous emmène mardi dans un petit canyon fort sympathique, à Salles-la-Source :

Un vrai petit canyon avec saut, toboggan, eau claire et surtout des roches bien adhérentes. Une des nombreuses petites perles de cette belle région…

Et on enchaîne, même pas peur ! Mercredi direction La Canourgue, du moins la falaise qui surplombe le village : jolie, mais courte, nous la sortons en moins d’une heure…

Jeudi nous ressortons les kayaks : petite descente entre La Malène et le Pas-de-Soucy… dont vous n’aurez pas de photos vu qu’on avait oublié les appareils !

Pour la fin de la semaine, Jéjé et Audrey vont faire la rando des corniches, au nord du Rozier, pendant qu’un léger problème gastrique me fait préférer le confort du cam’s (posé près d’une forêt…).

Le soir, Olivier nous a convié à une soirée chez lui, où seront présents certaines personnes du club que je fréquentais il y a dix ans. Je renoue ainsi avec de vieux amis, ce qui conduit rapidement à une invitation pour descendre le canyon du Rieutort dimanche. Celui-ci est situé dans les Cévennes, nous faisons quelques courses le samedi puis quelques heures plus tard (les routes dans le coin sont vraiment tortueuses), nous nous garons à Florac.

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Et donc dimanche :

Après toutes ces activités, nous commençons à avoir besoin d’un peu de calme, et puis Jéjé va bientôt nous quitter. Alors on fait la grasse mat’, puis on redescend tranquillement jusqu’à la grotte de Dargilan.

Découverte en 1880 par un berger qui pourchassait un renard, c’est encore le très actif Martel (le même qui a découvert notamment l’aven Armand et Padirac) qui l’explorera dix ans plus tard. Un kilomètre de galerie (sur les deux que compte la grotte) est équipé pour la visite. Nous nous mêlons donc aux touristes et visitons l’immense cavité :

Le soir, nous clôturons les vacances de Jéjé par un restau à Meyrueis, le palais des glaces. L’occasion de se faire la spécialité locale : l’Aligot, une purée au fromage et à l’ail :

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Et le lendemain, repos presque complet. Juste une petite montée à Cauvel, où Jéjé nous quitte. Une page de nos vacances se tourne, nous voilà de nouveau entre nous… Merci à Jéjé pour sa bonne humeur malgré un programme relativement intensif et des routes et chemins parfois un tantinet scabreux (sans parler de quelques demi-tour, culs-de-sacs, ou autres visites un peu trop approfondies de villages locaux…) !

Nous allons commencer en fin de semaine notre remontée vers Lyon, après une journée de spéléo pour moi, avec Olivier qui tient à me faire visiter l’immense aven de Lacas…

@ suivre !

Gorges et via ferrata

Pour cet été, nous ne partirons pas en bateau : celui-ci étant pour un temps indéterminé posé sur cales à Inguiniel, nous allons donc nous rabattre sur un autre mode de nomadisme et c’est en cam’s que nous allons passer nos deux mois de vacances estivaux. Au programme : de la via ferrata, du kayak, du canyon, de la rando, et la visite de deux équipages croisés la première année de notre voyage en voilier.

Top départ samedi après-midi. Nous filons sur Migné-Auxance où notre pote Jérôme nous rejoint avec son cam’s, et nous filons vers le petit village de Bor-et-Bar que nous atteindrons le lendemain après une nuit passée à Uzerche.

Première via, une découverte pour Audrey et Jéjé. Sur le topo, elle est bien pour l’initiation, mais se révèle un peu ardue.

Le soir nous dormons sur le parking de la via, un endroit paisible en bord de rivière.

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Lundi, direction Millau. La région des Causses, c’est un endroit que je connais bien et que j’aime beaucoup : j’ai même songé, il y a une dizaine d’années, à m’y installer… Mais ma vie à pris une autre tournure, bien plus nautique ! Je retrouve tout de même avec plaisir ces paysages si particuliers, les causses, les gorges… ce qui ne m’empêche absolument pas de me perdre dans Millau ! Au final le GPS nous remet sur la route grimpant sur le causse noir, et nous montons nous poser au départ de la via du Boffi.
C’est une via que j’ai faite, déjà, pas loin d’une dizaine de fois, mais un nouveau parcours me la fait découvrir sous un nouveau jour : le parcours  » rouge  » passe par un grand filet puis un long moment avec un léger devers, le tout demandant une bonne condition physique. Et c’est toujours une via très aérienne, dans un décor magnifique avec vue sur la vallée de Millau et son fameux viaduc.

Notre bivouac pour le soir :

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Petit repos et visite le lendemain : tout d’abord Montpellier le vieux, un chaos de rocs auxquels l’érosion a donné des formes étranges, au point que les anciens croyaient qu’il s’agissait d’une ville en ruine et habitée par Satan !

Puis l’aven Armand, une sorte d’immense grotte remplie d’imposantes stalagmites.

Le soir on fait le tour du causse Méjean, où je recherche à grand-peine mes souvenirs vieux de dix ans. Je finis tout de même par repérer un chemin que j’avais beaucoup emprunté à une époque, et après un quart d’heure de piste je retrouve avec plaisir le bivouac de Banicous, un aven dans lequel je suis descendu une bonne dizaine de fois à l’époque déjà lointaine où je pratiquais assidûment la spéléologie : je participais alors à une tentative de désobstruction, ce qui consiste en fait à chercher un passage au terminus du gouffre… à l’explosif. Souvenirs, souvenirs…

Mercredi, direction la via de Liaucous, au dessus du village de Le Rozier. Jolie via, moins aérienne que le Boffi mais plus dure, avec un passage mémorable sur rocher nommé  » la poire « , avec une vue sur les gorges de toute beauté.

Le soir on remonte sur le causse Méjean, cette fois vers la bergerie des Oules (vingt minutes de piste)

Le lendemain, kayak. Pour cela on commence par finir de traverser le Méjean par la piste, puis nous empruntons une route hyper-étroite, à péter les rétros, pour redescendre dans les gorges de la Jonte (note pour plus tard, ne pas prendre la route qui remonte depuis Le Truel). Nous laissons ensuite le Boxer au Rozier et remontons les gorges du Tarn jusqu’à Les Vignes avec le trafic de Jéjé : il faut en effet préparer une navette si l’on souhaite descendre les gorges sans louer de kayak.

Notre vieux kayak, qui nous a longtemps servi d’annexe, reprend donc du service.

Le soir c’est sur le causse de Sauveterre que nous montons, direction Cauvel puis une nouvelle piste.

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Vendredi, un petit canyon qui nous fait descendre jusqu’au petit village troglodyte de Saint Marcellin.

Nous prenons ensuite une après-midi de repos dans ce superbe bivouac, avant de nous éloigner des gorges pour un temps : il nous faut en effet faire quelques courses, et ensuite nous allons remonter un peu vers le nord… dans un prochain post.

@ suivre !